Chers amis,
bonsoir en cette Fête particulière de Wesak,
en coopération avec tous les groupes dans le monde
entier.
Comme pour toutes les pleines lunes, la période de
cette fête s’étend sur cinq jours, et,
ici, les deux jours avant le moment même de la pleine
lune correspondent aux Journées de Renonciation et
de Détachement ; le jour même de la pleine
lune correspondra au « Jour de Sauve-Garde »,
puis, viendront ensuite deux jours de Distribution.
Au cours de cette période de cinq jours, il nous
revient de mettre de côté tout intérêt
égoïste et, nous plongeant dans un profond silence
intérieur, de tourner nettement notre conscience
vers l’ensemble et instaurer une synchronie avec le
service envers le Plan et le Dessein. Aussi, à la
fin de notre travail, ce soir, nous prendrons congé
dans le calme pour préserver la tension spirituelle
générée par notre méditation
de groupe. Nous laisserons, ainsi, se créer, dans
notre conscience. un espace intact disponible pour accueillir
le sens et la pertinence de ce travail de groupe.
Le jour même de la Fête du
Wesak, il nous suffit de servir de chenal à l’afflux
des énergies spirituelles, Forces d’Illumination
se libérant dans la planète par le canal de
groupe qui aborde la méditation avec une «
imagination complètement libre ».
Restons un temps en silence et visualisons la vitalité
du réseau de lumière et de volonté
de bien qui sert de chenal, de passage ; une coopération
de tous ceux qui, en conscience d’ensemble éveillée,
sont mus par le vrai service.
Disons ensemble le Gayatri qui se prête réellement
à la célébration de la Hiérarchie
au moment de Wesak :
O Toi qui soutiens l’univers
De qui toutes choses procèdent,
Vers qui tout s’en retourne,
Dévoile-nous la face du vrai Soleil Spirituel
Caché par un disque de Lumière dorée
Afin de connaître la Vérité
Et accomplir tout notre devoir
Alors que nous cheminons vers Tes pieds sacrés.
Il est toujours essentiel de revenir à
la cérémonie annuelle qui se tient dans une
vallée de l’Himalaya : les pèlerins
se rassemblent devant un grand rocher, psalmodiant et formant
différents schémas géométriques
par des rituels. Soudain le silence s’installe, et
la figure de Bouddha apparaît devant les pèlerins
; il est assis en lotus au-dessus du grand rocher, une main
étendue offrant au monde la bénédiction
de Shamballa. Le Christ prononce alors une grande Invocation,
focalisant en lui l’aspiration entière de l’humanité
avec son attente spirituelle pour la libération,
pour être déliée. La bénédiction
de Shamballa, centre sacré suprême, se déverse
et le Christ la reçoit, en tant que Représentant
de l’humanité, bénédiction dont
il se charge de garder jusqu’au mois suivant, lorsqu’Il
la libèrera au sein de la planète, pendant
la pleine lune des Gémeaux appelée également
Journée Mondiale d’Invocation.
Telle est la cérémonie de
Wesak, retracée ce soir plus que brièvement,
et, qui célèbre, chaque année, l’accomplissement
de la vie de Bouddha, et, des millions de Bouddhistes du
monde en coopération avec un nombre croissant de
personnes d’autres obédiences. Il s’agit
d’une opportunité pour se focaliser sur le
sens de l’illumination, de la Sagesse et la Compassion,
sur la lumière incarnée par Bouddha qui continue
à briller, à pointer la voie de service qui
se trouve devant l’humanité.
Le fait que Wesak se célèbre au moment de
la pleine lune du Taureau souligne l’aubaine du service
de groupe en Taureau dont la portée de l’illumination
spirituelle se caractérise par la note-clé
: « Je vois, et quand l’œil est ouvert,
tout est illuminé », soutenue par la note-clé
de la méditation de ce soir et, de toute la période
des trois Fêtes et de la Conférence de l’Ecole
arcane : « Que le groupe comprenne la Loi de Synthèse,
d’union et de fusion ».
Le concept de chenal de groupe caractérise
vraiment la Fête de Wesak dont la célébration
annuelle est immuable depuis fort longtemps. Ce n’est
pas une commémoration quelconque d’un événement
qui se serait déroulé bien des années
en arrière, mais précisément, un événement
vivant qui se tient année après année,
dans une vallée reculée de l’Himalaya.
Lors de cette Fête, au moment précis de la
pleine lune, un passage se crée et s’étend
depuis certaines grandes Vies qui adombrent notre planète
et pour lesquelles travaillent les Maîtres de Sagesse
et leurs représentants, le Bouddha et le Christ.
Cette brèche se prolonge, grâce à la
coopération du Nouveau Groupe des Serviteurs du Monde,
jusqu’au grand groupe spirituel que doit devenir l’humanité.
Ce véritable partenariat spirituel d’ensemble
permet, siècle après siècle, de réaliser,
peu à peu, le Dessein de Celui dont rien ne peut
être dit. La coopération de Bouddha et du Christ
est fondamentale : tous deux servent de médiateurs
éclairés à l’afflux de la puissante
force de Shamballa.
L’enseignement de Bouddha, si proche
de la pratique dans le quotidien, a placé un accent
particulier sur l’absence de peur, l’effort
à donner dans le quotidien et, sur une intelligence
de vie à appréhender. La volonté alliée
à la qualité d’Intelligence et de Lumière
dans la substance est une puissante énergie qui peut
aider les humains à se tourner, une fois pour toute,
vers un niveau de conscience plus subtil et plus adapté
au fait de servir l’ensemble.
Au fur et à mesure que le pont arc
en ciel de groupe se renforce grâce à la méditation
de chacun, cela permet à un détroit à
double sens de se créer, de telle sorte que chaque
âme, parcelle de lumière infinie, enrichisse
le groupe, que le groupe enrichisse la réalisation
du Dessein et que Shamballa libère une autre «
giclée » de puissantes énergies afin
que le prochain pas du service d’ensemble puisse s’amorcer.
Ce n’est que lorsque la personnalité devient
irréversiblement conditionnée par l’amour,
par l’âme et travaille, sert en tant que partie
de groupe, qu’il est sain et sauf d’évoquer
l’énergie de la Volonté de Bien. Elle
agit alors, dans notre conscience et dans nos activités
extérieures en tant qu’expression de la Volonté
d’ensemble.
S’il y avait un privilège d’être
conscients de l’opportunité de Wesak ce serait
d’accueillir la bénédiction de la volonté
spirituelle et d’affirmer en toute responsabilité
que nous allons gérer cette énergie avec Amour
désintéressé et de servir le Plan.
Wesak est l’apogée de l’année
spirituelle et qualifie la note de nos vies spirituelles
pour l’année entière.
L’accomplissement du Bouddha et
du Christ ancre la vie divine d’une manière
toute spécifique car ils ont su ancrer dans leur
humanité le suprême accomplissement possible
pour la planète. Bouddha comprit la nature du désir
et qu’à l’instar de toute énergie,
le désir doit être orienté autrement,
canalisé vers un objectif plus élevé,
sublimé en quelque sorte. Le Christ montra comment
élaborer cette transmutation en aspiration spirituelle.
La découverte de Bouddha et la révélation
qui l’illumina notent que le but de toute substance
est l’emploi de l’Intelligence Créative.
La Pensée de l’esprit dans le Coeur recueille
le sens de la lumière dans la matière et de
l’intelligence dans la forme, car au cœur même
de chaque atome de vie réside une étincelle
de pure divinité.
La clarté de cette perception en
chacun permettra de mettre en perspective en de plus justes
proportions le sens qui court, tel un fil rouge, dans le
monde de la forme. C’est en traversant les remous
grâce à la lutte et au détachement que
l’humain éveillé se met à évoluer,
écarte les mirages et les illusions et, que se dévoile
le but de la substance, c’est à dire l’éveil
à ce qu’est la relation, « réseau
de vie » qui est le thème essentiel de notre
système solaire.
Là, l’humanité a un rôle crucial
à jouer car paraît-il, tout ce qui vit sera,
ou bien, a été humain. Le stade de développement
humain a atteint un stade de conscience qui perçoit,
coopère avec la divinité au cœur de toute
substance comme partie du matériau planétaire
ou de notre système solaire.
La mutation du désir en volonté
de bien émane de l’apprentissage à distinguer
entre l’essence divine présente dans la substance,
éthérique, et, les formes denses et transitoires
dans lesquelles la substance divine repose et évolue.
L’erreur humaine est bien souvent de désirer
ces formes denses et de demeurer aveugles à la divinité
intérieure qui a besoin de toutes ces vies dans le
monde pour grandir, évoluer, mourir, renaître
puis mourir encore, afin que la gradation des vies plus
fines et subtiles puisse se manifester.
Le réseau de vie est entièrement
uni. Il participe d’une synthèse remarquable
et cohérente. Or le monde de la forme introduit aussi
l’illusion de la séparation et c’est
souvent une cause de souffrance.
Pourtant, la vie est une, entière, et l’identité
évolue d’expérience en expérience
pour fusionner, vivante, avec la globalité, libre
de toute individualité, de séparativité.
En tant qu’humains, notre travail,
dit le Tibétain est « d’éveiller
l’intérêt et de mobiliser les forces
de lumière et les ressources des femmes et des hommes
de bonne volonté ».
Nous avons à organiser et mobiliser le bien, et ainsi
renforcer les mains des véritables serviteurs qui
agissent par amour afin de dégager les obstacles
et, que la lumière rencontre une conjoncture plus
adaptée pour que les humains soient à même
de savoir saisir cette occasion unique.
Notre objectif est d’aider à
établir un canal clair, ouvert entre le Nouveau Groupe
des Serviteurs du Monde et la Hiérarchie. Travaillant
vers une plus juste réception de l’impression
de groupe lors du point culminant de la méditation
de ce soir et des jours prochains, nous pouvons, par exemple,
visualiser les tonalités spirituelles qu’un
ensemble à cordes pourraient jouer lors d’un
concert musical, et, nous pouvons ajouter le son de notre
note à cet ensemble, la note de l’âme,
du bien fondamental qui s’unit aux autres notes de
bien fondamental. Avec le temps, cela crée un flux
d’énergie de lumière et un rythme d’être
qui aide à préparer la voie de la relation
télépathique et la voie du service en conscience
de groupe.
Pour illustrer ce travail de groupe à négocier
encore dans notre société moderne, justes
quelques mots tirés du rapport du Secrétaire
Général des Nations Unies et qui paraissent
s’imposer actuellement : « Ce sont les besoins
et les espoirs des peuples du monde qui doivent nous servir
de phare….J’ai intitulé mon rapport,
écrit Koffi Annan, « Dans une liberté
plus grande » pour dire que le développement,
la sécurité et les droits de l’homme
sont indissociables…Il est maintenant grand temps
de songer à une structure plus intégrée
permettant d’établir les normes en matière
d’environnement, de mener des débats scientifiques
et de suivre l’application des traités…..
Pour faire le bon choix, les dirigeants auront besoin de
ce que Franklin Roosevelt…appelait « le courage
de s’acquitter de leurs responsabilités dans
un monde incontestablement imparfait ». Il leur faudra
aussi faire preuve de sagesse pour surmonter leurs différences…ces
premières mesures concrètes pourraient bien
être l’amorce d’un changement de cap visionnaire
pour l’humanité » et…pour la planète.
Il est temps, maintenant de travailler
avec la méditation « Laisser pénétrer
la Lumière » vers tout le règne humain
et les vies des règnes inférieurs avec lesquels
nous partageons la destinée de cette planète,
de ce système solaire au sein du plus grand Tout. |